Expatriation

Deuxième épisode : le système de santé helvétique

Voilà un sujet très intéressant car très différent de ce qu’on connait en France (ou au Luxembourg). Pour moi c’est un des sujets les plus complexes quand on arrive en Suisse. Voyons ensemble pourquoi et tentons d’y voir plus clair.

La LAMal

Qu’est-ce que c’est ?

Tout simplement la Loi sur l’assurance maladie 🙂 Quand on arrive de France ou comme moi, de Luxembourg, on a en tête qu’une part de notre salaire sera utilisé pour cotiser auprès de la caisse de sécurité sociale et que nous pourrons ensuite, pour augmenter notre couverture, prendre une mutuelle. Je connais assez mal le système français donc je ne m’étendrais pas mais au Luxembourg par exemple, on cotise auprès de la Caisse Nationale de Santé ou CNS, il ne nous est pas possible de choisir de cotiser auprès d’une autre caisse de sécurité sociale. Ici ça n’a rien à voir.

Déjà, les suisses considèrent que l’assurance maladie est quelque chose de privé et donc que votre employeur n’a pas à être “mêlé” à tout ça. Finalement c’est un point de vue qui se défend, la santé est quelque chose de très personnel. Du coup, c’est donc VOTRE responsabilité que de vous inscrire auprès d’une assurance. Attention ! On pourrait être tenté de ne pas s’inscrire mais c’est une très mauvaise idée. En effet, souscrire à une assurance de base, l’équivalent de la Sécurité Sociale pour la France, de la CNS pour le Luxembourg, est obligatoire. Vous avez 6 mois à compter de votre entrée en Suisse pour vous affilier. Si vous ne le faites pas, une assurance vous sera attribuée d’office et vous devrez payer les cotisations rétroactivement depuis votre date d’entrée dans le pays.

Comment ça marche concrètement ?

Il faut distinguer deux types d’assurance santé :

  • L’assurance de base
  • L’assurance complémentaire

Comme je vous l’ai dit, seule l’assurance de base est obligatoire. Elle vous permet d’avoir une couverture minimale. La complémentaire permet d’étendre cette couverture. Les possibilités d’assurance sont multiples et vous trouverez forcément une formule qui vous correspond. Voyons tout ça en détails.

Selon votre âge, la cotisation sera différente. Il existe trois catégories :

  • Les enfants : jusqu’à 18 ans ;
  • Les jeunes adultes : de 19 à 25 ans ;
  • Les adultes : dès 26 ans, soit tous les autres 🙂

Notez que le changement de tranche d’âge a lieu au 1er janvier de l’année civile suivant celle du 18e et du 25e anniversaire.

L’assurance de base

Pour ce qui est de la base, de nombreuses sociétés d’assurance proposent des offres et c’est à vous de choisir ce qui vous convient le mieux entre les différents modèles. Sachez que l’assurance fonctionne ici avec un système de franchise, comme votre assurance automobile. Pour les adultes, la franchise va de 300 à 2500 CHF et s’entend à l’année. C’est à dire que tant que vous n’aurez pas atteint ce montant de dépense sur une année, vous ne serez pas remboursés. Le solde de dépense repart à 0 chaque année. Attention cependant car même au delà de ce seuil, 10% des frais resteront toujours à votre charge sauf en cas de grossesse, on appelle ça la quote-part. Pour les enfants, les franchises vont de 0 à 600 CHF. Enfin, le prix des assurances, comme pour beaucoup de choses, est différent d’un canton à l’autre !

Les différents modèles d’assurance de base

Il existe beaucoup de sociétés d’assurance et beaucoup d’offres différentes. La prime que vous payerez pour l’assurance de base sera différente selon le modèle pour lequel vous optez. L’avantage est que vous pouvez choisir une formule qui vous correspond. Pour faire son choix, il est important de garder en tête que les prix des consultations sont extrêmement élevés. Pour un rendez-vous chez un généraliste, comptez environ 100 CHF par tranche de vingt minutes à Genève. Pour un spécialiste, les tarifs varient mais sont rarement inférieurs à 200 CHF la consultation.

Passons en revue les différents modèles :

Classique

Ici vous pouvez choisir votre médecin et n’avez personne à contacter avant de voir un spécialiste. C’est un peu une option “luxe” si on peut dire.

HMO (Health Maintenance Organization – Organisation pour le maintien en bonne santé)

Avec ce système, si vous êtes malades, vous devez systématiquement d’abord vous rendre dans un centre de réseau de santé. Ces centres regroupent en général plusieurs médecins dont des spécialistes. Si besoin, vous serez ensuite aiguillé vers d’autres praticiens. Comme le choix n’est pas libre, ce modèle est moins cher que le modèle classique (jusqu’à 25%). Notons tout de même qu’en général pour le contrôle annuel chez un gynécologue, de même que pour un contrôle chez un ophtalmologue ou dans le cas d’une urgence, vous n’avez pas besoin de passer au centre. Ces modalités peuvent varier d’une compagnie d’assurance à une autre mais il s’agit des exceptions les plus fréquentes.

Telmed

Ici, avant de vous rendre dans le cabinet d’un médecin vous êtes tenu de contacter en premier lieu un centre de conseil médical par téléphone. Au bout du fil, un médecin fera une première consultation et, si besoin, vous orientera vers un autre médecin pour une consultation classique. Même si la consultation se fait à distance, le médecin pourra vous faire une prescription mais aussi un arrêt de travail si nécessaire. Comme pour le modèle HMO, certaines consultations ne nécessitent pas de prise de contact au préalable. Les modalités varient d’une société à l’autre mais les conditions sont généralement les mêmes que pour le modèle HMO (urgences, gynécologue et ophtalmologue). Là encore ce modèle permet de bénéficier d’un rabais de 15 à 20% par rapport au modèle de base.

Médecin de famille

On est ici assez proche du système français. Le médecin de famille ressemble beaucoup au médecin généraliste que vous choisissez comme médecin traitant. Comme pour Telmed ou HMO, vous ne pouvez pas vous rendre directement chez un spécialiste, vous devez obligatoirement le consulter pour qu’il puisse juger si une consultation supplémentaire est vraiment nécessaire. Là encore certaines consultations ne nécessitent pas de RDV préalable avec votre médecin de famille (toujours les mêmes). Ce modèle vous permettra également d’économiser entre 15 et 20% sur votre prime.

Autres modèles

Il existe une telle variation de contrat d’assurance qu’on peut trouver encore d’autres modèles, propre à chaque société d’assurance. Par exemple, il est possible de ne devoir consulter que des médecins listés par l’assurance. Ces modèles offrent en général un rabais pouvant aller jusqu’à 10%.

Le changement d’assurance de base

Chaque année à la fin du mois de septembre, l’OFSP (Office Fédéral de la Santé Publique) publie les primes applicables pour l’année suivante. S’ouvre alors une période très importante : celle du choix de la prime pour l’année suivante. Oui vous avez bien lu, il est possible de changer chaque année d’assurance de base. Si vous ne faites rien, vous continuerez à être affilié à votre caisse actuelle et votre prime augmentera très certainement. Pour changer de couverture, vous avez jusqu’à la fin du mois d’octobre pour résilier votre assurance actuelle et souscrire à une autre. Vous continuerez à être couvert par votre modèle actuel jusqu’à la fin du mois de décembre et votre nouvelle assurance débutera au 1er janvier. Il n’y a pas de délai de carence pour l’assurance de base.

Il est possible d’être abonné à un site qui vous averti lors de leur publication pour que vous puissiez ensuite comparer votre prime actuelle avec les nouvelles et voir s’il ne serait pas intéressant d’opter pour une autre compagnie d’assurance. Le site web le plus connu est Comparis.

L’hospitalisation en Suisse

Avant d’aborder les assurances complémentaires, il est important qu’on évoque cette question. Parfois, il est inévitable de se faire opérer, que ce soit en urgence ou non. Selon votre assurance, votre séjour sera très différent. Passons en revue les différentes divisions.

Les différentes divisions

Il existe trois divisions différentes dans les hôpitaux suisses.

La division commune

L’assurance de base prend en charge les frais pour une hospitalisation en division commune dans votre canton de résidence.

La division semi-privée

En division semi-privée l’assuré bénéficie d’une chambre à deux lits et du libre choix du médecin lors de son hospitalisation. Dans les hôpitaux publics, c’est en général le médecin en chef qui s’occupe des assurés en semi-privé.

La division privée

Il s’agit du modèle le plus cher. La division privée offre une chambre seul(e) mais aussi le libre choix du médecin dans l’hôpital en question. Pour les hôpitaux publics, c’est en général le chef de service qui s’occupe des patients assurés avec ce modèle.

Le cas spécifique de l’hospitalisation après un accident

C’est une situation bien spécifique et les modalités exactes varieront d’un contrat à l’autre mais très souvent, les accidents sont pris en charge non pas par l’assurance maladie mais par l’assurance accident (AA). Logique. L’AA est liée à votre emploi. C’est une des cotisations prélevées sur votre salaire. Elle couvre bien entendu les accidents arrivant dans le cadre de votre travail mais parfois la couverture est étendue aux accidents de la sphère privée.

Les assurances complémentaires

Vous l’aurez compris, la santé coûte TRES cher en suisse. Par conséquent, il est très important d’être prévoyant(e) et, selon son état de santé, de considérer sérieusement la possibilité d’opter pour une assurance complémentaire.

Qu’est-ce que c’est et que couvrent-elles ?

On peut les apparenter aux mutuelles qui existent en France comme au Luxembourg. Elles permettent de compléter la couverture offerte par l’assurance de base afin de bénéficier d’une protection plus étendue. Il existe une multitude d’assurances complémentaires. Elles couvrent à peu près tout et n’importe quoi. On peut néanmoins les diviser en deux grandes catégories : les complémentaires ambulatoires et les hospitalières.

Les complémentaires ambulatoires

Elles couvrent toute un panel de prestations telles que la médecine alternative, la vaccination préventive en vu d’un voyage, les aides ménagères, ou encore les médicaments non remboursés par la base.

Le choix de la complémentaire doit être en adéquation avec votre situation personnelle. Par exemple, si vous avez des lunettes ou quelques problèmes dentaires, il peut être intéressant de souscrire à une assurance qui couvrira ce type de soins.

Les complémentaires hospitalières

Elles vous permettent soit d’opter pour l’hospitalisation en semi-privé ou en privé soit d’opter pour le modèle flex. Avec ce dernier, pas besoin de choisir en avance quelle division vous préférez, le choix n’a lieu qu’à l’entrée à l’hôpital. L’assuré est entièrement remboursé en division commune Suisse entière et contribue aux frais à hauteur d’une part fixée par la caisse maladie s’il choisit la division semi-privée ou privée.

Attention !

Si l’assurance de base ne peut pas refuser de vous couvrir, l’assurance complémentaire elle, en a tout à fait le droit ! Oui vous avez bien lu, il est tout à fait possible qu’on refuse de vous couvrir que ce soit temporairement ou définitivement. D’ailleurs, pour tout ce qui est dentaire par exemple, on vous demandera généralement un examen préliminaire qui permettra à l’assurance de décider ou non de vous accepter et, le cas échéant, de déterminer quel sera le montant de la prime. L’assurance peut aussi émettre des réserves, par exemple si vous souffrez d’une maladie chronique, les pathologies liées à cette maladie peuvent être exclues de la couverture.

Par conséquent, il est important de ne pas attendre d’avoir besoin d’une complémentaire pour demander une affiliation. Plus la demande est anticipée, plus les chances d’acceptation sont grandes. Dans la majorité des cas, l’avantage est également financier: plus l’assuré est jeune au moment de l’affiliation, moins la prime sera élevée.

Dernière spécificité, dans la plupart des cas vous vous engagez ici pour plusieurs années (en général entre 1 et 5 ans) et il est souvent assez difficile de sortir de ces contrats. Il faut parfois par exemple résilier avec un an d’avance ce qui peut entrainer une double assurance (devoir payer deux assurances complémentaires en même temps). De plus, une période de carence s’applique souvent pour ce type d’assurance. Cette période peut aller jusqu’à un an, ce qui signifie que vous n’aurez droit à aucun remboursement pendant la première année…

Sachez enfin qu’il est tout à fait possible de souscrire une assurance de base et une assurance complémentaire auprès de deux compagnies d’assurance différentes !

Le remboursement des médicaments

L’assurance de base couvre le remboursement de certains médicaments mais pas tous.

Il existe deux grandes catégories de médicaments : les génériques et les préparations originales.

Les préparations originales

Un laboratoire fait des recherches puis finit pas trouver un médicament qui fonctionne pour telle maladie. Il va donc breveté sa formule et la commercialiser avec un nom qu’il aura choisi (par exemple : le Doliprane). Ces premières versions des médicaments, brevetées, sont appelées préparations originales.

Les génériques

Les génériques sont la version 2 des précédents. Le brevet qui couvre la formule des préparations originales fini, au bout d’un certain nombre d’années, par tomber dans le domaine public, permettant ainsi la production de médicaments dit génériques. Ils ont l’avantage d’être moins chers que les originaux, leurs coûts de développement étant plus faibles. Malheureusement tout médicament n’a pas son équivalent générique (on peut par exemple ici reprendre l’exemple du Doliprane, qui n’a pas d’équivalent générique).

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Le fonctionnement du remboursement

La LAMal requièrent que les médicaments soient efficaces, appropriés et économiques pour être remboursés par l’assurance maladie. Comme pour les soins, il vous faudra atteindre votre franchise pour que ceux-ci soient remboursés, puis une quote-part va s’appliquer. Celle-ci est de 10% pour les médicaments génériques mais de 20% pour les préparations originales. Sachez que les médicaments remboursés ne comprennent pas uniquement les génériques et les préparations originales, divers médicaments homéopathiques ou d’autres préparations issues de médecines dites alternatives sont aussi éligibles pour un remboursement.

Les médicaments remboursés figurent sur la liste des spécialités de l’Office fédéral de la santé publique (OFSP). 

Comme pour les soins, certaines assurances complémentaires offrent davantage de couverture et prennent en charge plus largement le remboursement des médicaments.

Il existe aussi des médicaments ou des préparations qui ne sont couverts ni par l’assurance de base, ni par l’assurance complémentaire. Ils sont néanmoins autorisés par Swissmedic et figurent sur la liste des produits pharmaceutiques pour application spéciale (LPPA). En clair il s’agit de produits qui ne sont pas exclusivement destinés à un usage curatif.

Le cas des frontaliers

Les frontaliers peuvent exercer ce qu’on appelle le droit d’option. En clair, ils peuvent choisir entre la LAMal et la CMU française. Il y a quelques années ils pouvaient également opter pour une assurance privée mais ce n’est plus le cas aujourd’hui.

Quand faire le choix ?

Dès votre prise d’emploi ! En effet, dès que vous commencez à travailler en Suisse, vous ne serez plus couvert par votre la sécurité sociale française, ni par votre complémentaire ou mutuelle.

La CMU (Couverture Maladie Universelle)

Il y a beaucoup de clichés qui entourent la CMU en France. Quand on pense CMU, on pense à une couverture gratuite et très complète. C’est faux. C’est loin, très loin d’être gratuit et c’est une couverture très basique puisqu’elle correspond au Régime général d’assurance maladie français, la fameuse Sécu. Il sera donc impératif de la compléter avec une assurance complémentaire ou une mutuelle.

Il est possible d’être soigné en Suisse sous certaines conditions. Pour tout ce qui est urgence, il n’est pas nécessaire d’obtenir un accord au préalable.

Le prix de la CMU est calculé sur la base de votre déclaration de revenu et après abattement de 25% du plafond de la sécurité sociale. Le taux de cotisation d’assurance maladie est de 8% actuellement (mis à jour en septembre 2020).

Le droit d’option

Je ne vais pas rentrer dans les détails mais sachez que le choix entre CMU et LAMal doit être mûrement réfléchi en fonction de votre situation personnelle. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’une fois le choix effectué, celui-ci est définitif. Dans les deux cas les dépenses sont importantes. Le système suisse requiert des complémentaires pour obtenir la meilleure couverture possible mais il sera tout de même nécessaire d’être en mesure d’avancer les fonds et de payer la part restante une fois votre franchise atteinte. Le système français est très cher aussi et devra être compléter par une mutuelle. De plus, la cotisation CMU étant lié à votre revenu, le montant sera évidemment, a priori, de plus en plus important au fil de votre carrière ce qui peut vite représenter des mensualités colossales. Dernier point, sachez qu’il n’est en plus pas exclu que ce taux de prélèvement augmente. Quand je suis arrivée dans la région, il n’était “que” de 6%, nous sommes à 8% aujourd’hui et qui sait de combien il sera demain.

Mon expérience

Lorsque j’étais frontalière j’étais affiliée à la CMU. Les démarches ont pris littéralement des mois car la France avait à l’époque un retard de 6 mois dans le traitement des dossiers… Je me faisais soigner en France mais avec pas mal de peine car nous vivions dans l’Ain et clairement la zone frontalière est un peu un désert médical. Pour les généralistes ça allait mais c’était plus compliqué pour trouver des spécialistes.

Une fois en Suisse, j’ai souscrit d’abord à une assurance classique, sans trop vraiment savoir comment tout ça fonctionnait. Je l’ai gardée deux ans puis j’ai changé. J’ai toujours eu une complémentaire ambulatoire et hospitalisation. Je paie assez cher mais je trouve que je suis bien couverte malgré une franchise élevée. Par contre clairement il est important d’avoir un peu d’argent de côté pour pouvoir faire face aux soins inattendus qui peuvent arriver. Avec mon assurance, j’avance les frais pour tout ce qui est médicaments et je suis remboursée dans un deuxième temps. Par contre pour les RDV médicaux je n’avance jamais les frais SAUF pour le dentiste.

Pour ce qui est de la qualité des soins, très franchement je trouve que les soins prodigués en Suisse sont d’excellente qualité. Certes, la santé coûte extrêmement cher mais j’ai vu une vraie différence par rapport à la France. Notamment pour les délais, ici on vous donnera rendez-vous très vite même chez le spécialiste. Pas besoin d’attendre 8 mois pour aller chez un ophtalmologue. Je ferai un épisode complètement dédié à la maternité en Suisse dans lequel je détaillerai davantage la prise en charge (spolier alert : elle était, selon moi, extraordinaire).

J’espère que cet épisode vous aura plu et intéressé. N’hésitez pas à me poser vos questions dans les commentaires ou via les réseaux sociaux. Si vous avez aimé l’épisode et si vous souhaitez m’encourager, dans ce cas laissez moi quelques étoiles et un avis sur Apple Podcast ou sur la plateforme que vous utilisez !

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